La conférence de Dublin, du 19 au 30 mai 2008

- © Mary Wareham-Oxfam NZ
Dublin, le 19 mai 2008
La dernière étape du processus d’Oslo avant la signature du traité d’interdiction des bombes à sous-munitions (BASM) se tient à Dublin du 19 au 30 mai 2008. C'est une étape cruciale du processus puisque les négociations permettront d’aboutir au texte définitif du traité. L’ouverture de la conférence de Dublin marque l’aboutissement d’une année et demie de rencontres internationales pour parvenir au futur traité d’interdiction des bombes à sous-munitions.
109 pays participent activement aux négociations et 20 autres sont présents en tant qu’observateurs. Les membres de la Coalition internationale contre les bombes à sous-munitions (Cluster Munitions Coalition/CMC), dont Handicap International est membre fondateur, sont également très présents avec plus de 280 militants à Dublin. Ils seront particulièrement actifs dans les débats et entendent être désormais vigilants sur la définition des sous-munitions et les exceptions techniques revendiquées par certains Etats.
Les déclarations en faveur d’une interdiction de ces armes se sont succédées. Après l’appel du Pape dimanche 18 mai, c’est le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui s’est exprimé sur le sujet. Il souhaite que le futur traité "puisse réduire le nombre de morts, la souffrance et les privations dont souffrent les victimes civiles du conflit." Le nouveau ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin, a lui aussi plaidé, lors d'une conférence de presse au stade de Croke Park, où a lieu la conférence, pour un texte ambitieux: "nous devons à l'humanité de nous assurer qu'il n'y aura plus aucun civil innocent victime des bombes à sous-munitions." A cette occasion, Marion Libertucci, chargée de plaidoyer à Handicap International, a remis le livre pétition (qui contient le nom des quelque 700 000 signataires de la pétition contre ces armes) à Micheal Martin.
Cependant plusieurs pays refusent de modifier leur position à ce jour. C’est le cas notamment de la France qui réitère sa position en defendant l'insertion de certaines exceptions à la future interdication des BASM. Si ces exemptions devaient être retenues, elles porteraient atteinte à l'intégrité même du traité et à sa véritable portée. Handicap International dénonce la position inacceptable et irrecevable de la France.
Site officiel de la conférence

