La France et la vente d'armes : l'esprit du processus d'Oslo menacé
En février 2007, La France était présente à la première grande conférence du processus d'Oslo. La France, déjà critiquée pour ses ventes d'armes, est alors devenue le chef de file d'un mouvement minoritaire au sein du processus d'Oslo qui n'était pas favorable à l'interdiction totale et sans restriction des bombes à sous-munitions.
Ainsi, plusieurs pays menaçaient l'esprit même du processus d'Oslo puisqu'ils souhaitaient conserver leurs stocks de BASM dans leurs arsenaux et en refusaient la destruction.
Plusieurs entreprises françaises vendent et fabriquent des armes telles que les BASM ou certains de leurs composants.
Le texte adopté à Dublin en mai 2008, et que la France a finalement accepté, lui imposera une fois signé et ratifié, la destruction de ses armes à sous-munitions, le plus rapidement possible au plus tard 8 ans après l'entrée en vigueur du traité d'Oslo.
Les armées françaises détiennent à l'heure actuelle quatre modèles de bombes à sous-munitions : les roquettes M 26, l'obus OGR, le missile Apache et l'obus Bonus franco-suédois. La définition des bombes à sous-munitions dans le traité comporte certaines exceptions qui permettront à la France de conserver ses missiles Apache et ses obus BONUS.
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Aujourd'hui la France ne vends plus d'arme à sous-munitions mais ce fût régulièrement le cas par le passé (Argentine, Grèce, Inde).

