LE PROCESSUS D’OSLO, DIX ANS APRES LE TRAITE D’OTTAWA… EN MARCHE VERS UNE INTERDICTION DES BASM
Alors que l’utilisation des mines antipersonnel est depuis quelques années quasiment inexistante sur le terrain, les populations et les ONG présentes continuent d’être confrontées aux horreurs provoquées par les bombes à sous-munitions. Depuis 2003, Handicap International et les autres ONG de la Coalition internationale contre les sous-munitions (CMC), se battent pour que les Etats prennent conscience de la nécessité de mettre fin à l’utilisation des BASM. L’utilisation massive de ces armes lors du conflit libanais de l’été 2006 a marqué un tournant majeur dans la prise de conscience internationale du problème.
A l’instar du Canada, en 1996, sur les mines antipersonnel, la Norvège a lancé le processus d’Oslo dans le paysage diplomatique, afin de parvenir à un traité d’interdiction des bombes à sous-munitions (BASM) avant fin 2008. La déclaration politique finale ouvre la voie à un nouveau processus diplomatique indépendant de la Convention de 1980 sur certaines armes classiques (CCW), dans laquelle la question des conséquences humanitaires des BASM s’était enlisée depuis cinq ans, échouant systématiquement à établir l’indispensable consensus prévu par cet instrument.
Ce processus diplomatique se définit comme un cycle de conférences internationales qui a débuté à Oslo les 22 et 23 février 2007. 46 pays acceptent alors de s’engager dans le processus. Aujourd’hui, ils sont 155 Etats engagés et 89 ont déjà signé la déclaration de Wellington en vue de participer à la prochaine conférence à Dublin du 19 au 30 mai 2008.
Les grandes conférences
Retrouvez toutes les informations au sujet des grandes conférences auxquelles participe Handicap International, dans le cadre de sa lutte pour une interdiction totale des BASM.
A venir :
Oslo, fin 2008 (signature du traité)

