
- © A.Villeneuve / Handicap International
En route vers un traité contre les BASM…
Les négociations ouvertes à Oslo les 22 et 23 février 2007 à l’initiative de la Norvège marquent le début d’un cycle de conférences internationales visant à aboutir à un traité d'interdiction des BASM avant la fin 2008. 46 Etats sur les 49 présents ont accepté de s’engager dans le processus pour tracer les grandes lignes d'un instrument juridique qui empêchera les ravages perpétrés par ces armes de se reproduire.
Handicap International entend être particulièrement présente dans les débats. L’association sera notamment vigilante à ce que les débats techniques sur ces armes, et notamment la distinction de catégories en fonction des taux de raté, ne réduisent pas dramatiquement la portée de l'interdiction à venir.
Extraits de la déclaration d’Oslo
« Reconnaissant les graves conséquences causées par l’utilisation des armes à sous-munitions et la nécessité d’une action immédiate, les Etats s’engagent à conclure en 2008 un instrument international légalement contraignant qui interdira l’utilisation, la production, le transfert et le stockage des armes à sous-munitions qui provoquent des dommages inacceptables aux civils, et établira un cadre de coopération et d’assistance qui garantisse les dispositions appropriées en matière de soin et de réadaptation pour les survivants et leurs communautés, de dépollution des zones contaminées, d’éducation au danger et de destruction des stocks d’armes à sous-munitions couvertes par l’interdiction ».

- © Handicap International
469 pages, 1.5 kilo, 300 000 signataires...
Les 300 000 signataires de la pétition contre les BASM ont un poids... au propre comme au figuré ! Ils vont peser très lourd dans les débats à venir. Le Dr Jean Baptiste Richardier, co-fondateur de Handicap International, a remis officiellement au ministre du Développement norvégien, Erik Sonheim le livre pétition contenant le nom des 300 000 premiers signataires de l’appel à l’interdiction des BASM. Un moment émouvant et symbolique puisqu'il témoigne et remercie la mobilisation des citoyens tout en rappelant aux Etats qu'ils sont responsables vis-à-vis de leurs concitoyens.
