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Le Traité d'interdiction des BASM
Conférence de Wellington, fev 2008
  • > Les controverses de Wellington

92 Etats ont signé la déclaration de Wellington*

© M.Lubertucci

Du 18 au 22 février 2008 à eu lieu la conférence de Wellington qui a réuni 122 Etats, des membres de la société civile et des victimes venus de 38 pays. A la fin de la conférence, 82 Etats ont signé la déclaration de Wellington appelant à la négociation d’un traité fort et sans compromis à Dublin en mai. Depuis 10 autres Etats ont signé cette déclaration.

La déclaration de Wellington

Evénement inhabituel dans les conférences diplomatiques, alors que les participants craignaient que certains pays occidentaux puissent sérieusement remettre en jeu le processus d’Oslo pour une interdiction des BASM, et malgré le chantage des Etats-Unis menaçant les futurs Etats parties au traité de ne plus participer aux opérations de l’OTAN, les pays affectés ont finalement rallié à leur cause la majorité des pays représentés pour un texte qui ne stipule à ce jour aucune exception ou période de transition.             

                                                    
Marion Libertucci, responsable du plaidoyer pour Handicap International explique : « Comme lors du processus d’interdiction des mines antipersonnel, on constate que si les pays du Sud, premières victimes de ce type d’armes, parlent d’une même voix, ils sont assez puissants pour remettre en cause la domination des Etats producteurs qui fixent les règles de ces réunions diplomatiques et protègent leurs industries d’armement. »

Néanmoins, la France et le Royaume-Uni initialement à la tête du mouvement pour affaiblir le traité ont clairement prévenu qu’ils camperaient sur leurs positions et négocieraient fermement en ce sens à Dublin. La conférence de Wellington est une étape cruciale du processus : elle a abouti à une déclaration que les Etats parties devront approuver pour pouvoir négocier les termes du traité définitif à Dublin, du 19 au 30 mai. Malgré les tensions de nombreux pays ont d’ores et déjà approuvé cette déclaration qui engage les Etats à négocier sur la base d’une proposition de texte sans exception.

Les autres Etats qui souhaitent participer aux négociations à Dublin doivent avant le début de la conférence faire part officiellement de leur approbation de la déclaration de Wellington.

14 Etats au total (Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Italie, Japon, Pays-Bas, République tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Suisse) ont fait savoir qu’ils ne renonçaient pas pour autant à négocier fermement à Dublin notamment l’exclusion de certaines catégories de bombes à sous-munitions de l’interdiction et l’inclusion du principe d’interopérabilité.


Pour en savoir plus sur la Conférence de Wellington…(English)


Voir la déclaration de Wellington que les Etats doivent signer pour participer aux négociations lors de la Conférence de Dublin (English)

Voir le texte préliminaire du Traité d’interdiction discuté à Wellington 

 

 

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